07 avril 2009
Réveil de printemps
Le printemps est là et je me réveille doucement de la léthargie de l'hiver. Beaucoup de laisser-aller et d'indulgence honteuse ces derniers temps. J'ai relâché mon attention et mes efforts sur beaucoup de points, me laissant porter par les facilités et tentations de la vie moderne. Ma voiture a dormi sur le parking en attendant une nouvelle batterie de décembre à fin février et je m'en accommodais fort bien. Malheur à moi depuis qu'elle a retrouvé une nouvelle jeunesse ! En un mois, j'ai mis de côté toute bonne habitude. Au lieu de continuer à planifier mes déplacements, je saute dans la voiture et roule deci-delà. Je traîne de nouveau sous la douche et suis retournée plusieurs fois (en voiture ...) chercher de la fausse bouffe toute prête pour révoltée apathique dans les temples de la mal-bouffe ! Je me fais soudain froid dans le dos à repousser de jour en jour le retour à ma vie meilleure. Des petits laisser-aller qui deviennent grosses négligences et me font remplir ma vie d'actions parasites creuses. Le retour du soleil ces derniers jours me donne l'envie d'une nouvelle énergie et d'un nouvel engagement dans ce qui rend la vie précieuse.
Il est tellement facile d'oublier l'importance d'effectuer sa "part du colibri" quand on ne s'est pas encore sevré de ses vieux réflexes de consommateurs qui continuent à nous ronger de l'intérieur. La constance est décidément une qualité qu'il me faut sans cesse cultiver .
10 novembre 2008
Coloration bio !!!
Quelle surprise tout à l'heure ! En me promenant en ville, je passe sur un trottoir que j'emprunte peu souvent. Je lève la tête en passant devant un salon de coiffure, et que vois-je ? "COLORATION BIO" en gros et en vert sur la vitrine. Ca m'a sciée !
C'est vraiment agréable de découvrir qu'un coiffeur d'une petite ville de banlieue se préoccupe du bien-être de ses éventuels client-e-s écolo et peut-être aussi de l'environnement.
J'irai dans la semaine faire un tour dans ce salon pour me renseigner (même si je n'ai pas l'intention de me teindre les cheveux pour l'heure). J'aimerais bien savoir ce qu'ils utilisent, voir si c'est vraiment bio-écolo ou si c'est juste pour attirer de la clientèle un peu crédule.
Si ça a l'air sérieux, je me suis dit que j'irai me faire coiffer là-bas désormais afin de soutenir un-e commerçant-e qui a un certain sens des responsabilités plutôt que de financer tous les trois mois (quand mon homme me demande 100 fois par jour quand je vais enfin retrouver une tête présentable) une quelconque chaîne de magasin championne du gaspillage et des produits caca-beurk à gogo.
13 septembre 2008
Le savon d'Alep ...
laisse-t-il les cheveux gras ?
Quand j'ai commencé à vouloir faire les produits de beauté moi-même pour cesser enfin d'utiliser du pétrole, des acides et autres douceurs pour me faire belle, j'ai activement cherché des recettes dans différents blogs et forums. Je n'ai rien trouvé qui m'aille vraiment à part le savon d'Alep ( à base d'huile de laurier, le véritable flotte, est marqué d'une emprunte et a tendance à verdir à force d'être en contact avec l'eau) . J'ai bien essayé des mélanges à la noix de lavage, que je n'ai pas dû bien doser car ils ne se rinçaient pas bien. En ce qui concerne le savon d'Alep, j'en avait déjà sur le bord de ma baignoire, cela m'évitait de me lancer une fois de plus dans des mélanges dignes d'un chimiste expert !!
Jusqu'à ce matin, j'avais du mal à rincer ce fichu savon. J'avais l'impression que mes cheveux étaient gras d'un bout à l'autre du lavage. Et ce matin, miracle : j'ai enfin mis assez de savon pour que ça marche. Au lieu de frotter les mains longuement sur mon petit savon, j'ai profité du fait que le savon s'était ramolli sur le porte savon en loofa pour me le frotter directement sur la tête. Et là, pour une fois, le savon se répartit bien sur mes cheveux (courts) et se rince merveilleusement.
Dire que j'ai une chevelure digne d'une pub pour shampoing ultra-sophistiqué, ce serait éxagéré vu que je n'ai pensé ni à me regarder dans la glace ni à me coiffer en sortant de la douche ...
31 juillet 2008
La nostalgie du chardon
Je croyais tout connaître de l'enfance de mes parents. Toutes les histoires et anecdotes drôles ou tragiques de leur vie, j'ai l'impression de les savoir par coeur. Comment maman a mangé les tulipes bien sucrées de la voisine, comment papa se déplaçait à grande vitesse sur son pot en émail (que j'ai longtemps pris pour un pot en paille !!), comment mon grand-père s'est retrouvé avec l'aiguille à canevas de ma mère plantée dans la fesse, comment mon grand-père a trouvé ma grand-mère au lit avec le curé qui m'a baptisée, comment mes parents se sont rencontrés grâce à un PV de stationnement que ma mère avait pu faire sauter, comment mon père a attendu que ma mère le demande en mariage (bon, quand est-ce qu'on se marie à la fin !!) sachant que s'il lui demandait sa main, elle aurait répondu non par principe, et tout un tas d'aventures extraordinaires que nous aimions entendre et réentendre. Toutes ces histoires nous semblaient très folkloriques. Elle nous faisaient découvrir une autre façon de vivre, une autre époque, et nous donnaient l'impression de connaître assez bien la personnalité de nos parents.
A l'occasion d'un petit passage express en vacances chez eux au bord de la mer le week-end dernier, j'ai compris que j'avais bien des choses encore à apprendre et à découvrir. En nous rendant à la plage, nous avons croisé un immense chardon qui a soudain réveillé la mémoire de mon père et ce, d'une manière très nostalgique et touchante qui ne lui ressemblait pas.
La BROSSE EN CHARDON de son enfance a soudain ressurgit. "On allait ramasser un beau chardon à la fin de l'été, on le faisait sécher, et c'est cela qui me servait à me coiffer". Lui qui est si difficile (sa brosse à dents doit être verte, un polo doit avoir tant de boutons et telle couleur, il n'aime rien de ce qui est d'occasion ...), je n'aurais jamais pensé un instant qu'il ait pu se laisser coiffer avec autre chose qu'un peigne de tel format et telle couleur avec des dents ni trop rondes ni trop pointues.
Ce souvenir attendrissant m'a rappelé à quel point il me manquait de l'imagination pratique pour tout un tas de petites choses du quotidien. De même il y a quelques temps, j'ai découvert grâce à une petite fille que la fleur de lavande se mangeait très bien. J'avais déjà mangé des bonbons ou des macarons à la lavande, mais je n'avais fait le lien avec le fait que la lavande est comestible telle qu'elle. Depuis, j'ai une fois mis de la fleur de lavande sur un gâteau au chocolat, un délice. Mais sans cette petite fille, mon pied de lavande n'aurait jamais eu un sort plus honorable bouquet séché qui prend la poussière dans son vase.
Il me manque complètement un regard intelligent et pratique sur la nature qui m'entoure, un regard moins stéréotypé qui voit autre chose que des bouquets de fleurs et du travail de désherbage quand il se pose sur mon jardin. J'aimerais trouver le courage d'avoir des initiatives, ne serais-ce déjà que pour ramasser des pissenlits pour une salade quand j'en croise ou cueillir du tilleul dans les arbres qui poussent dans le petit parc d'en face.
Tout un tas de petites choses juste histoire de réapprendre à penser et agir.
08 juin 2008
Cri d'alarme
Le cri d'alarme d'Isabelle Delannoy, experte en matière d'environnement, sur femininbio.com. Un appel au secours de la planète qu'il faudrait que chacun d'entre nous soit prèt à entendre ... http://www.femininbio.com/gestes-ecolos-au-quotidien/videos/l-urgence-ecologique.html
Qu'attendons-nous pour réagir ?
01 juin 2008
Ma bataille contre les sacs plastiques
Ma phrase préférée dans les boutiques est devenue "Par contre, je ne vais pas prendre le sac plastique". C’est devenu une arme d’autodéfense ! Je n’en pouvais plus de me faire avoir à chaque fois. Je me rendais compte en sortant des magasins qu’on m’avait encore fourgué un vilain sac polluant alors que j’avais décidé de m’en passer. Mais avec l’habitude et bébé qui fait des sourires à la caissière - facteur de distraction indéniable - je me retrouvais dehors avec ce fichu sac dans la main, sans savoir ce que j’allais bien pouvoir en faire d’intelligent. Alors qu’en plus mon sac à main aurait pu faire l’affaire. Bon sang, je m’étais encore faite avoir ! L’effet a été immédiat. Ma petite phrase réflexe fait mouche à chaque fois. Et dans les magasins où la caissière aimable vous met déjà tout dans le sac plastique, je vide consciencieusement mes courses dans mon cabas et je lui rends gentiment son sac maudit. Depuis, plus de mini sac de la pharmacie pour transporter deux tubes de granules, plus de sac géant pour transporter trois mètres de tissu. J’utilise juste les sacs plastiques des autres en m’en servant de sac de transport pour couche lavable sale les jours où je vais chez des amis en oubliant mon sac plastique fétiche (lavé après chaque utilisation !). Maintenant que je ne m’énerve plus après moi-même, j’ai envie de faire la morale à tous les porteurs de sacs plastiques que je croise (surtout ceux qui transportent juste un stylo et un paquet de gâteau). Je réfléchis juste encore à la stratégie de communication à employer pour ne pas passer pour une folle agressive.
Comme je n’apprécie pas de me mettre en colère contre moi-même, j’ai décidé de me dresser à l’attaque. Sac plastique = réflexe de rejet. Et si j’ai oublié mon cabas, tant pis, je n’achète pas ou je porte tout dans mes bras.
Plusieurs réaction s’en ensuivent :
- c’est bien, c’est pas souvent que les clients font attention à ça !
- aucune réaction à part un regard médusé dans lequel je lis surprise, consternation ou vexation (chez ceux qui voient dans ce sac le couronnement de leur courtoisie envers le client).
C’est tellement gonflé de vide en plus un sac qui sort d’un supermarché, gonflé de fausse bouffe, d’emballages, de marketing, de tape-à-l’œil, d’inconscience, d’ignorance et de baisse du pouvoir d’achat. Ca me rend presque plus triste qu’en colère.
D’ailleurs, comment se fait-il que la production et la distribution de sacs plastiques soit encore autorisée à une époque où le pétrole se fait en plus rare et cher ? Mystère…
02 avril 2008
L'écologie pour moi
Pour moi, l'écologie n'est pas juste trier ses déchets et moins rouler en voiture.
C'est le respect de la nature, et par la même, le respect tout court.
C'est une philosophie de vie, une pensée politique. Vivre en harmonie avec les plantes et les animaux c'est bien, avec les hommes, c'est encore mieux. D'une certaine manière, l'écologie, c'est l'anarchie, c'est-à-dire un monde où chacun est tellement responsable et soucieux du bien de son prochain que les gens vivent raisonnablement en paix.
Cela peut faire sourire car cela parait bien utopique, mais je suis convaincue que c'est au moins appliquable très simplement dans la vie de chacun. Faire un peu attention à ce qui se passe dans nos vies, cela demande un effort d'attention particulier, mais ce n'est pas surhumain. Une pensée, une action chaque jours suffisent. A nous de transmettre à nos enfants une vision plus civilisée du monde.
J'aimerais ainsi éviter l'avénement d'une dictature mondiale écologique, qui sera peut-être dans un siècle la dernière chance de survie de l'espèce humaine. Dans mes cauchemars, j'imagine une société de contrôle absolu et de rationnement drastique qui, en voulant contraindre l'humanité à la survie, fonctionnerait peut-être mieux que les dictatures déjà vues qui se sont effondrées à force de vouloir contraindre l'homme au bonheur. Dans un monde au bord de l'asphyxie, la dictature écologique toucherait au coeur de l'égoïsme de l'homme qui veut survivre à tout prix et qui veut manger. La faim et la peur de la mort ayant en général raison de tout, ce serait peut être même le régime le plus stable qui ait existé ! Ou alors, l'humanité continuerait malgré tout à aller vers sa destruction, incapable de se ressaisir et de s'accorder, cherchant désespérément la survie individuelle au détriment des autres.
A tout prendre, je préfèrerais qu'on s'oriente vers l'option la plus idéaliste...