Didineadoree et sa petite famille zen-bio se construisent un monde plus beau !

Ecologie - Accouchement naturel - Maisons de naissance - Allaitement - Portage - Maternage - Questions sur l'accompagnement respectueux des enfants - Simplicité volontaire - Alimentation bio

04 novembre 2008

Ah, les médecins et l'allaitement !!

Visite chez le médecin hier, nous nous demandions si notre puce avait une otite. Heureusement, ce n'était pas le cas !

Nous avons testé un nouveau médecin, une homéopathe plutôt jeune. Son cabinet en bazar, (encore pire que les affaires de mon mari, ce n'est pas peu dire) avec des piles de journaux et de dossiers empilées partout dans son bureau et dans l'entrée nous avait fait une impression plutôt positive : nous allions peut-être rencontrer un médecin pas trop formaté, un peu original et certainement plus porté sur l'homéopathie que sur les antibiotiques. Nous avons vite déchanté.

Bien sûr, elle ignorait que le lait maternel est un excellent antibiotique pour soigner les otites et tout un tas d'autres choses et me rabroue quand je lui dit en avoir mis dans l'oreille de ma fille.
Elle prend tout le temps de nous raconter sa vie (ses neveux, d'où vient son prénom, son frère médecin, son père qui faisait un jour de la cuisine, comment sa mère était partie faire des courses avec sa belle-soeur...), mais au moment d'examiner notre puce, elle s'agace qu'elle veuille sortir des bras de son père pour venir dans les miens (transfert très long de deux secondes et demie au moins). Elle se met à s'agiter, prend un éléphant en caoutchouc pour bébé, le secoue devant notre puce qui s'en effraye et se met à pleurer quand elle examine ses oreilles. Immédiatement, notre manque d'autorité de "nouveaux parents" est mis en cause. Elle déclare que notre fille en fait trop, que l'examen lui a fait seulement un peu mal.
L'examen fini, nous nous rasseyons et la puce qui n'a pas encore fait sa sieste et a eu bien peur réclame à téter. Yeux exorbités de la doctoresse : "Mais il lui arrive encore de téter à son âge ?" Ben oui, réponds-je, elle tète régulièrement. "Mais elle mange d'autres choses quand même ?" Euh oui, comme on vous l'a dit tout à l'heure quand vous avez dit qu'elle avait un gros bidon, elle mange de tout et avec beaucoup de plaisir !!  "Mais elle a quel âge?" 15 mois, elle a quinze mois. "C'est vrai qu'elle en fait plus, elle est tellement grande !! ... (4 centimètres de plus que moi au même âge ... et je mesure 1m85.)
Et puis vous la couvrez trop (un t-shirt et un pantalon), elle transpire. En effet, comme souvent quand elle s'endort contre moi, cela nous tient chaud et nous transpirons de concert. Si, si, elle est trop couverte. (ce n'est pas le soleil qui cogne sur les fenêtres du cabinet qui fait qu'on étouffe, c'est notre faute de nouveaux parents un peu attardés).

Pour soigner le début d'eczéma derrière l'oreille de notre fille, elle nous prescrit un antiseptique, deux crèmes et des gouttes antibiotiques. Pour l'antibiotique général, on attend un peu, on n'aura qu'à repasser dans quelques jours. Je me tais pour ne pas m'énerver. Super comme remède homéopathique !! C'était le ponpon !!

Cette dame qui n'a pas d'enfants nous a bien fait sentir tout au long du rendez-vous qu'elle savait tout sur ce que pensent les enfants et ce qu'il convient de faire, prônant l'usage de la moquerie comme outil pédagogique. Merci pour ces remarques et conseils extraordinaires, cela nous manquait cruellement.

Toujours est-il que nous allons devoir encore tester un autre homéopathe la prochaine fois que l'un de nous tombe malade, en espérant enfin ne pas tomber sur quelqu'un de trop bizarre à notre goût et qui ait quelques connaissances en matière d'allaitement.

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18 septembre 2008

La Grande Tétée 2008

GTT_2008_petit

Le 11 octobre à 11 heures (heure française) se tiendra dans le monde entier le plus grand rassemblement de femmes allaitantes et d'enfats allaités. Cet événement international marquera le coup d'envoi de la SMAM, la semaine mondiale de l'allaitement maternel. En France, il y aura de nombreux rassemblements dans  cinquantes différentes villes. Celui de Paris aura lieu au stade Charléty. Les mamans du Val d'Oise s'y joindront aussi.

Ce rassemblement a pour but de faire mieux connaître l'allaitement, dans l'espoir que cela (re)devienne une pratique jugée naturelle et "normale". Chaque année, il est pris une photo de toutes les mamans réunies en train d'allaiter et une photo avec les papas, qui sont bien entendu les bienvenus. Un grand pique-nique suivra le rassemblement de Paris, ce qui permettra aux familles de se rencontrer et de partager un peu leurs expériences, ou tout simplement de passer du bon temps.

Un chouette moment en perspective, venez nombreux !

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15 septembre 2008

Engagement n°5 : moins de gaspillage

Manger bio coûte un peu plus cher, alors depuis que je m'y suis mise, je fais attention d'acheter ce dont j'ai besoin et de ne pas gâcher. Pourtant, il m'arrive encore d'oublier une botte de carottes dans son petit papier d'emballage, et quand je pense à la cuisiner, elle a moisi. Ca m'arrive encore, mais beaucoup moins qu'avant. Je fais scrupuleusement attention aux restes dans le frigo avant de cuisiner quoi que ce soit de nouveau.
C'est un peu dur parce que certains jours, j'ai envie de manger du goût facile, des pâtes à la crème couvertes de fromage ou des crêpes (ça se fait tellement vite), et j'ai envie de bouder le reste de tofu grillé ou de riz à la patate douce. Mais ma conscience vient désormais me sermonner. Ces légumes produits avec peine et amour, achetés avec l'argent gagné par les oreilles et les muscles de mon mari (il est ingénieur du son) et qui vont finir pourris et puants ?! Ah non !
Combien de yaourts à la cerise mes parents ont jetés autrefois parce que nous ne les aimions pas et que nous préférions dévorer d'autres desserts (souvant plus chimiques et plus attirants). Que de restes abandonnés parce que nous avions jetés notre dévolu sur les spaghettis à la bolognaise qui nous semblaient plus aptes à nous remplir l'estomac que le reste de poisson au safran cuisiné par papa. Bien habituées à la consommation facile et à l'impression d'abondance, nous étions révoltées devant le ras-le-bol paternel de jeter toute cette nouriture périmée.

C'est toute une façon de se comporter qu'il a fallu que je modifie. Savoir faire plus attention à ses besoins, savoir mieux s'organiser, apprendre à manger plus équilibré, ne pas faiblir en cuisinant et mangeant d'abord ce qui va se perdre. Toute une discipline personnelle à façonner laborieusement. Des déceptions bien sûr ont émaillé ce parcours de combattant : "Oh non, j'ai oublié de manger la soupe délicieuse du week-end dernier, elle est couverte de moisissures, elle était tellement bonne, je l'avais mise tout en bas et j'ai oublié de regarder, c'est la plus grande déception de toute ma vie entière, aaaaaaaaaaaaahhhhh !!!!" ( Pour moi, ce qui ravit les papilles prend instantanément un caractère sacré, grosse gourmande oblige )
Vigilence donc quand je m'approche des fourneaux ! Droiture devant mon frigo ! Ce midi, on mangera carottes vichi et reines-claudes ! Epluchage et lavage ! Et s'il me reste un peu de place dans l'estomac, et dans ce cas uniquement, je mangerai un peu de crème de tofu à la vanille.

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13 septembre 2008

Le savon d'Alep ...

laisse-t-il les cheveux gras ?

Quand j'ai commencé à vouloir faire les produits de beauté moi-même pour cesser enfin d'utiliser du pétrole, des acides et autres douceurs pour me faire belle, j'ai activement cherché des recettes dans différents blogs et forums. Je n'ai rien trouvé qui m'aille vraiment à part le savon d'Alep ( à base d'huile de laurier, le véritable flotte, est marqué d'une emprunte et a tendance à verdir à force d'être en contact avec l'eau) . J'ai bien essayé des mélanges à la noix de lavage, que je n'ai pas dû bien doser car ils ne se rinçaient pas bien. En ce qui concerne le savon d'Alep, j'en avait déjà sur le bord de ma baignoire, cela m'évitait de me lancer une fois de plus dans des mélanges dignes d'un chimiste expert !!

Jusqu'à ce matin, j'avais du mal à rincer ce fichu savon. J'avais l'impression que mes cheveux étaient gras d'un bout à l'autre du lavage. Et ce matin, miracle : j'ai enfin mis assez de savon pour que ça marche. Au lieu de frotter les mains longuement sur mon petit savon, j'ai profité du fait que le savon s'était ramolli sur le porte savon en loofa pour me le frotter directement sur la tête. Et là, pour une fois, le savon se répartit bien sur mes cheveux (courts) et se rince merveilleusement.
Dire que j'ai une chevelure digne d'une pub pour shampoing ultra-sophistiqué, ce serait éxagéré vu que je n'ai pensé ni à me regarder dans la glace ni à me coiffer en sortant de la douche ...

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30 août 2008

Ferme ta g...

...eule dit la dame à son enfant dans le train. Reste assis, tu bouges pas, crie-t-elle en mettant son poing devant le nez du garçon. L'enfant pleure et se tortille sur son fauteuil. Il aurait voulu s'asseoir à côté de sa mère, comme son frère. Il y a une place libre à côté de la dame -la banquette a trois places-, mais elle semble préférer avoir un enfant à côté d'elle et les deux autres en face. L'enfant pleure toujours. Tu me fais honte, tais-toi. Elle se lève, prend l'enfant par les épaules, le soulève et le jette dans son siège. La ferme, je t'interdis de pleurer, elle lui met une gifle. L'enfant est assis derrière moi, le bruit me fait sursauter. Je tourne la tête vers la dame en faisant "oohh!!" d'effroi. Mais elle ne fais pas attention à moi. Avocat du diable dit-elle à un autre enfant qui s'amuse à dire que son frère se tient mal. Me saoule pas et ferme ta gueule, et toi arrète de pleurer. L'orage passé, le troisième enfant dit une petite blague, la mère rit, les enfants se mettent à dire plein de bêtises, la mère rit beaucoup, chaque enfant essaie de faire rire sa mère plus que les autres. Puis soudain, quelque chose l'énerve. Ta gueule, tu me saoule, tais-toi, tu es méchant, tais-toi, je vais t'en mettre une, tu es encore pire que ton frère, ta gueule.
J'aurais voulu réagir, mais je n'ai pas su quoi faire à part sourire aux enfants. Je me suis sentie démunie et très triste pour les enfants et pour cette dame. On ne choisit pas ses parents ...

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27 août 2008

Mon accouchement zen (1)

Envie de partager mon accouchement, aboutissement de neuf mois de grossesse accompagnée par mon mari, par la maison de naissance de Pontoise, par Claire, la sage-femme la plus formidable de l'univers et par des amis qui se sont pressés dans la salle d'attente dès le début du travail.

Ce matin là, je me suis levée en disant que ce serait peut-être pour aujourd’hui, mais sans trop y croire, sans trop me rendre compte de ce qui se passerait quand ça serait le moment. Comme au cours des derniers jours, je ne me suis pas pressée pour profiter tranquillement des derniers jours d’attente. En pyjama, j’ai pris mon petit déjeuner avec mon homme. J’ai ensuite décidé de passer l’aspirateur, car depuis quelques temps, comme pour conjurer la crise de rangement frénétique de pré-accouchement dont tout le monde parle, je suis très consciencieuse en ce qui concerne le ménage et le rangement. Je commence à passer l’aspi, mais je me sens un peu bizarre. Il est dix heures, je me sens un peu faible. J’en fais part à mon homme et je m’allonge sur le canapé pour me reposer un peu. Ca va un peu mieux, mais l’impression d’être un peu faiblarde, comme en hypoglycémie, reste. Peu avant midi, je sors du canapé en me disant qu’il est temps d’être un peu efficace et active. Mais une fois debout, je commence à avoir mal dans le bas du ventre, comme un bon début de gastro ou comme au début de mes règles. Je me dis qu’une douche bien chaude me ferait du bien. En effet, la chaleur de l’eau sur mon ventre apaise la tension. Je reste accroupie au fond de la baignoire avec l’eau qui coule, car si mon ventre m'est moins pénible, je me sens de plus en plus flageolante. On prévient la sage-femme qui nous propose de nous retrouver à l’hôpital vers 14 heures, après le repas. Mais très vite la douleur revient, et plus forte, aussi prenante et sourde que lors de mes pires débuts de règles qui m'ont parfois menés au bord de l'évanouissement. Là, plus de doute, c’est bien l’accouchement qui commence. Je me sens tellement mal. Je m’assieds sur les toilettes dans l’espoir que la douleur va être adoucie par la position assise. Il est midi vingt. Mon homme téléphone à la sage-femme car je me sens trop sollicitée par la résistance à la douleur pour pouvoir faire l’effort de parler à qui que ce soit. Je ne m’exprime plus que par mots brefs. Claire va nous rejoindre le plus vite possible à l’hôpital. Mon homme charge la voiture pendant que j’essaie de trouver la force de me lever et de m’habiller. La douleur est quasi continue et je peine à enfiler une jupe en velours marron, une chemise d’homme bleue qui me sert de chemise de nuit depuis quelques jours. Pas de sous-vêtements, pas de chaussures. Je trouve juste assez de courage pour enfiler une paire de chaussons-ballerines rose fluo. Un look d’enfer !!! Pour aller jusqu’à la voiture à 50 mètres, c’est encore un gros effort pour attendre le moment juste. Je sens que je peux y aller. Je marche à fond de train, déjà une contraction revient. J’essaie de m’asseoir sur la banquette, mais c’est trop inconfortable. Je me positionne alors à genoux, la tête coincée entre deux appuie-tête. Vingt minutes à tenir jusqu’à l’hôpital, avec les chaos de la route, les accélérations et décélérations, les virages, autant de sources d’inconfort. Je me sens mal, mal, mal, j’ai mal, mal, mal, mais je m’accroche.

Arrivée devant les urgences maternité. Deux brancardiers et une aide-soignante sont dehors en train de discuter. Mon homme ouvre la porte de la voiture et c’est la panique : me voyant à genoux, ils croient que je vais accoucher sur le siège (j’apprendrai plus tard que la femme d’un des deux brancardiers a accouché la semaine précédente sur le chemin de l’hôpital dans la voiture et que ce monsieur en est resté traumatisé). La dame court chercher un fauteuil roulant dont je ne veux pas. Je suis déjà dans un état second. J’ai besoin d’agir pour avoir l’impression que tout va bien. Je marche comme un zombie vers l’entrée des urgences le plus vite possible. Mon Homme est avec moi. Claire n’est pas encore là (elle a 6 enfants à coacher avant son départ et un peu de route ). On m’installe dans une salle de pré-travail, une toute petite salle. Une sage-femme que je ne connais pas entre, me passe une ceinture élastique autour du ventre pour y fixer le monitoring, qu’elle lâche sur mon ventre sans ménagement juste à un pic de contraction. Je soulève le petit appareil en disant : « Juste deux secondes. » et le repose sur mon ventre doucement. La sage-femme me hurle alors : « Mais il faut bien qu’on sache si votre bébé va bien !!! » et sort de la pièce en claquant la porte. Si je n’avais pas été suivie à la maison de naissance, je serai repartie sur le champ de l'hôpital pour accoucher dans la rue plutôt qu’avec une personne aussi peu sympathique.

Mon homme a réussi à garer la voiture, il revient dans la salle. Une ou deux minutes après, c’est Claire qui entre. Son sourire plein de gentillesse, la douceur de ses traits, le calme et la confiance qu’ils m’ont toujours inspirés m’apportent instantanément une grande sérénité. Claire est là, tout va bien se passer, il ne peut pas en être autrement. Les contractions me semblent déjà un peu moins pénibles.

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18 août 2008

Epure émotionnelle

Dans mon dernier article, j'ai jeté un peu de la colère (et du fiel) que je sens parfois monter en moi. Je me suis ensuite demandée si je ne m'écartais pas de l'esprit que je souhaitais donner à ce blog en tombant dans le psychologique et l'épanchement mielleux. Cela m'a pas mal travaillée (sans toutefois m'empêcher de dormir -je reste zen-) surtout que j'avais écris  cela rapidement, un peu en vrac, sans vraiment réfléchir à ce que je voulais dire précisément.
Après réflexion, je me suis rendu compte que la simplicité volontaire et l'écologie ont pour moi une portée très large. L'écologie représente à mes yeux une philosophie à part entière et un mode de vie global. Il en va de même pour la simplicité volontaire. On peut aussi bien trier des choses, les ranger, les jeter, les donner que des pensées, des sentiments et des émotions. Un objet m'inspire de la négativité, m'encombre ? Je m'en débarrasse. Une pensée tourne en rond inutilement dans ma tête, une émotion me torture, un sentiment me perturbe ? Pourquoi ne pas faire en sorte de sortir cela de ma vie, de n'essayer de garder que ce qui m'apporte quelque chose de positif d'un point de vue mental ? On peut faire d'une pensée la même démarche que pour un objet : cette pensée ou émotion m'est-elle utile, m'apporte-t-elle un plaisir particulier, m'a-t-elle apporté un avantage quelconque récemment ou me parasite-t-elle depuis des lustres pour rien ? C'est l'occasion de se poser une question particulière sur soi-même, de voir ce qui cause cela en nous, de voir si c'est causé par un agent externe (genre "personne toxique") et de trouver une solution courageuse qui ne fasse pas que semblant de nous convenir. Pas question de noyer le poisson sous prétexte que la politesse et la bienséance nous interdisent de faire un affront à tata Gudule, la mégère, en arrêtant de l'appeler tous les jours ou à notre copine d'enfance en refusant de l'accompagner toutes les semaines faire les boutiques. Pas question non plus de se laisser aller quand on sent qu'un petit effort de notre part pourrait nous simplifier au centuple la vie.
S'accrocher, réagir à ce qui nous tient vraiment à coeur et laisser tomber les combats qui n'en sont pas. Se concentrer sur ce qui nous apporte de la chair et arrêter de s'effacer derrière des idées mille fois ressassées. Exprimer devant les autres ou pour nous même nos émotions pour ne pas traîner tous ces bagages fantômes à moitié remplis de soucis minables. Sélectionner en priorité le beau et le joyeux, sélectionner les problèmes qui nous touchent vraiment et dont la résolution nous apportera beaucoup de bonheur ou de bien-être. Se demander si ce sont vraiment les autres qui sont insupportables ou si c'est nous qui nous rendons la vie trop difficile et stressante. Lâcher prise sur notre cerveau, arrêter de nous parasiter nous même, apprendre à profiter de l'essentiel au lieu de déprimer sur un détail, se sevrer de toutes ces choses négatives qui nous tiennent la main, nous bercent d'auto-apitoiement et font tant partie de notre vie. Que de ménage, de sueur, d'obstacles pour trier, ranger, recycler, valoriser, réorganiser et surtout dépolluer notre cervelle pour y accueillir le bonheur, la confiance, l'espoir, l'empathie, la patience,la bienveillance envers les autres et envers soi-même.
Aller à l'essentiel pour vivre à 100%.

Posté par didineadoree à 23:47 - Simplicité volontaire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 août 2008

Patience, tolérance, jugement et colère

Quand la patience n'est plus savoir garder son calme mais se résigner, ne plus arriver à tolérer mais devoir endurer, il est temps de prendre des vacances !
Marre de tous ces jugements que les gens me/se balancent à la figure, souvent sans se rendre compte de l'inintérêt et de la bêtise même du fait de juger. Que faire de ses phrases assénées qui ne cherchent ni la discussion, ni la polémique et qui ne sont pas même le signe d'une curiosité. Nous sommes tous différents et nos modes de fonctionneent, nos réactions, nos aspirations sont différentes. En sommes-nous plus mauvais ou plus bêtes ?
Alors moi qui essaie de discuter, qui essaie de me défaire d'une tendance à la froide critique, qui essaie de renoncer à juger les autres selon mes propres critères de référence (c'est duuuuuuuuuuuuurrrr duuuuuurrrr duuuuuuuuuuuuuuurrrrr d'arriver à renoncer à sa propre bêtise!), je sens parfois une sorte de colère étrange monter en moi devant le manque de délicatesse ou de tact de certains.
"T'as pas la télé  ??!!??, mais t'aimerais l'avoir, hein ?", "Pépette dors ENCORE avec vous ??????!!!!!!!", "Non mais tu verras, ta fille elle voudra FORCEMENT avoir une console de jeux/un scooter/manger chez mac do", "Tu bosses pas, t'es à la maison ? Tranquille quoi !! (en me tournant le dos histoire de me faire comprendre que je n'ai forcément RIEN à raconter d'intéressant), "Tu veux pas venir voir Saw (film d'horreur où des sadiques torturent de pauvres gens à mort si j'ai bien compris), mais c'est forcément super bien comme film, tu loupes quelque chose (pauvre nulle !!!)", "Tu fais ça ? C'est bien/mal !".
C'est tellement humain de donner son avis en pensant qu'on a forcément la meilleure idée et qu'il est impossible que différents points de vue sur un même sujet puissent avoir égale valeur. On veut tellement le bonheur des autres en croyant qu'on en possède la recette. On serait tellement fiers si le monde entier se mettait à fonctionner parfaitement en se pliant à nos belles paroles et à notre logique personnelle que nous croyons inébranlable.
Cela me fait penser aussi aux conversations que les gens ont lors d'échanges entre deux pays autour d'un événement musical ou autre. Qu'est-ce qu'on aime raconter comment fonctionne la vie publique et politique CHEZ NOUS au lieu de se plonger dans la découverte de l'autre, sans tout ramener à soi.
Nos certitudes, bien que fruit de notre réflexion, nous font retomber plus bas dans la bêtise. Elles nous rendent souvent bornés. "Il y a des fuites dangereuses pour la population dans les centrales nucléaires, MAIS le nucléaire est 100% SUR!" Celui qui dit cela gardera sa position jusqu'au bout de la discution sans voir la contradiction de ce qu'il énonce.

Cependant, comment concilier des certitudes, nécessaires pour agir et aller vers ce que nous estimons être un progrès, avec la capacité d'absorber d'autres réflexions et donc de douter de nous-même ? Il est tellement dur de progresser dans le doute car la perte de confiance en nos propres capacités n'est jamais loin. C'est si rassurant de faire semblant de communiquer en restant bien au-dedans de soi, dans notre cocon rassurant de préjugés, et de rester satisfait de soi-même, et de mépriser son prochain (sans le lui dire ouvertement, car nous sommes bien policés).

Je vais essayer de réfléchir à tout cela pendant ma petite semaine de vacances au Portugal (pas très écolo d'aller si loin), chez des amis. Je vais essayer de laisser en chemin mon aigreur pour acquérir un peu de calme sagesse.

Posté par didineadoree à 20:20 - Accompagnement respectueux et non-violent - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hummmmmmmmmmmmm

Hummmmmmmmmmm dit ma pépette en tirant le rideau de la douche et en étirant sa tête vers ma poitrine. Par chance, j'avais justement fini de me rincer. J'attrape ma serviette et hop, on va s'installer sur le canapé du salon pour la tétée. Tant pis si la voisine passe et m'aperçoit nue au milieu du salon. La tétée n'attend pas. Et comme je suis nue, j'ai les deux seins à l'air, alors ma puce décide soudain de téter un petit peu chaque sein, ce qui l'amuse beaucoup. Et moi d'ouvrir grand mes yeux pour ne rien oublier de ce moment.

J'avais déjà remarqué qu'elle réclamait systématiquement la tétée quand elle apercevait ma poitrine au sortir de la douche. Elle signe aussi le mot "téter" sur ma poitrine - elle ne l'a signé sur elle-même qu'une fois - (un signe maison : deux petites tapes sur mon buste) et y ajoute maintenant un "hummmmmmmm" très éloquent. Cela fait aussi un petit bout de temps qu'elle tente le self-service en essayant de me déshabiller pour faire sa tétée. Elle essaie même d'apprendre à dégraffer l'attache de mes soutien-gorge d'allaitement toute seule. Mais là, je suis restée ébahie devant cette initiative pleine de détermination.
Pépette a des besoins, elle nous le fait de mieux en mieux savoir et elle trouve chaque jour de meilleurs moyens pour y répondre par elle-même. Elle sait aussi demander clairement à boire ou à manger le contenu d'un verre ou d'une assiette ou même se servir seule. Elle a bien compris comment se procurer de quoi apaiser sa soif et sa faim. Tant d'autonomie chez un petit bout de femme d'un an à peine, je ne me l'étais jamais imaginé.

Décidément, l'être humain me fascine.

Posté par didineadoree à 19:11 - Allaitement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 juillet 2008

Allaitement et mariage

Et une autre petite photo pour dire encore qu'allaiter et porter c'est pratique. Pas besoin de baby-sitter pour profiter de la soirée, ni sans bébé, ni au détriment de bébé, mais avec bébé et avec bonheur.

allaitement_mariage

(PS :La tenue n'est pas bio, mais elle sera "recyclée" en costume de scène ou robe de soirée.)

Posté par didineadoree à 18:16 - Allaitement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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